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À propos de l'exposition

Lauréat du Visa d’or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) 2020

Sur les 32 entités fédératives qui composent le Mexique, plus d’une douzaine prétendent régulièrement au titre d’« État le plus violent ». Guanajuato, Colima, Jalisco, Michoacán, Sonora, Tamaulipas, Veracruz, Chihuahua… Guerrero. Des noms qui reviennent fréquemment dans les colonnes de la presse internationale, rapportant des drames toujours plus terribles, des exactions toujours plus sanglantes.

Le Guerrero réunit à lui seul tous les superlatifs. En premier lieu parce que cet État côtier du sud-ouest du Mexique, de par sa géographie et son climat, possède la plus grande quantité de champs de pavot du pays, et que ses vallées montagneuses encaissées profitent aux criminels comme des forteresses naturelles. À Acapulco, sa plus grande ville, moitié Miami moitié Saint-Tropez et autrefois connue pour les frasques d’Elizabeth Taylor, de Ronald Reagan et de la jet-set américaine, les paillettes ont aujourd’hui disparu mais les balles pleuvent plus que jamais. La ville caracole en tête du classement des villes les plus dangereuses du pays : 874 personnes y étaient assassinées en 2018 ; un record dépassé en 2019 et qui le sera très certainement encore en 2020.

Ce territoire du Guerrero, plus de quarante entités se le disputent dans une guerre sans merci. Guerre entre plusieurs cartels – comme celui de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), ancien bras armé du cartel de Sinaloa devenu autonome – et autres organisations criminelles traditionnelles, auxquels s’ajoutent, depuis quelques années, des groupes d’autodéfense. Des milices armées formées par des populations prises entre deux feux, n’ayant plus confiance dans une police corrompue et des élus complices des trafiquants, mais qui, in fine, n’auront souvent pas d’autre choix que de collaborer au trafic pour survivre. Des petites armées de fortune qui, parfois, vont jusqu’à armer des enfants pour grossir leurs rangs.

D’abord en tant que projet personnel puis en commande pour Le Figaro Magazine, Alfredo Bosco a voulu témoigner de cette violence aveugle institutionnalisée (en 2019, 34 582 personnes ont été assassinées dans le pays) et de la situation particulière dans cet État de Guerrero.

Voyage au cœur d’une terre livrée à elle-même.

Vincent Jolly

Grand reporter au Figaro Magazine

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À propos du photographe

Alfredo Bosco

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Au programme : expositions, soirées de projection, tables rondes, ateliers, lectures de portfolios, semaines scolaires, rencontres avec les photographes, prix et bourses.

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